Les proches de l’ex-président Habyarimana voulaient “s’en débarrasser”

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Arusha-Les proches de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, dont l’assasinat a déclenché le génocide en 1994, voulaient “s’en débarrasser” avant le génocide pour garder le pouvoir, a indiqué vendredi un ancien diplomate rwandais.

L’ex-ambassadeur du Rwanda en Ouganda, Isaïe Murashi Sagahutu s’exprimait comme témoin dans le procès de quatre ex-ministres rwandais devant le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha (Tanzanie), rapporte l’agence de presse indépendante Hirondelle.

Il a indiqué que l’Akazu (“petite maison” en langue kinyarwanda, le cercle proche de l’ex-président) se sentait plus forte que le président et voulait “s’en débarrasser” avant le génocide “pour conserver la totalité du pouvoir”.

Selon le témoin à charge, le noyau dur du clan présidentiel était contre l’accord d’Arusha qui prévoyait notamment le partage du pouvoir avec la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion tutsie au pouvoir depuis 1994).

L’ancien diplomate a cependant affirmé que Habyarimana a lui-même participé à la planification du génocide.

“Au début de la guerre en 1990, il (Habyarimana) disait que ceux qui avaient été tués sur le front devaient être vengés”, a déclaré M. Murashi. Une guerre civile opposait l’armée gouvernementale au FPR depuis le 1er octobre 1990.

En l’absence de toute vérité historique, deux hypothèses sont avancées concerant les auteurs de l’assassinat du président Habyarimana: la première pointait du doigt des extrémistes hutus, opposés à un partage du pouvoir avec la rébellion tutsie du FPR.

La deuxième mettait en cause des membres du FPR, dont l’actuel président rwandais Paul Kagame était le chef à l’époque.

Le 6 avril 1994 à Kigali, dans la soirée, deux missiles sol-air avait été tirés sur un Falcon 50 en phase d’atterrissage transportant notamment le président Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et plusieurs autres hauts responsables des deux pays.

Cet attentat avait déclenché le génocide, planifié et perpétré par le régime hutu de M. Habyarimana, qui a coûté la vie à quelque 800.000 personnes, selon l’Onu.

Source: Africatime 

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