L’idéologie des FDLR c’est la continuation du génocide

Standard

Aujourd’hui il existe des lobbies qui voudraient faire reconnaitre les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) comme une force politique, avec l’idée déstabiliser le Rwanda. Il faut pour s’en convaincre lire la déclaration du président tanzanien Jakaya Kikwete qui demande l’ouverture de négociations entre le gouvernement rwandais et les FDLR.

Les FDLR inscrivent leur action dans une logique génocidaire; la ligne politique, les idées, les discours, les actes montrent bien qu’il s’agit non d’un parti politique mais bien d’une force destructrice. Cette idéologie a été à la base du génocide perpétré contre les Tutsi et elle se perpétue.

C’est la logique génocidaire qui explique le comportement des FDLR sur le territoire congolais. En effet, lorsqu’une entité quelconque a commis un génocide, il n’est pas étonnant que la même entité commette des crimes contre l’humanité et les crimes de guerre dans d’autres endroits.

Il ya comme une extension du génocidaire dans la région. L’idéologie génocidaire va au-delà de la race et de l’ethnicité.

Dans ce sens, les FDLR ne sont pas un parti politique ordinaire, mais une force dangereuse pour la région.

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) traînent derrière elles un passé horrible, qui se caractérise par un génocide, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cette force génocidaire n’a cessé de terroriser les populations de la région, en tuant, violant et en enlevant des populations civiles innocentes.

Etant composées de forces génocidaires qui ont perpétré le génocide contre les Tutsi en 1994, les FDLR ne jurent que par le sang, par la haine des Tutsi et la volonté de continuer et d’achever le génocide.  Lorsque il ya quelques années les FDLR ont pu infiltrer le territoire rwandais, elles ont mené quinze attaques terroristes, tuant quatre cent quarante deux personnes, toutes des civils, des étudiants[1], brulant des autobus[2], et en massacrant des réfugiés d’un centre de transit[3].

Qui peut imaginer une force se réclamant être une force politique qui se livrerait à des massacres systématiques et des viols massifs sur des populations civiles ?

Ces crimes commis en RDC s’inscrivent dans une logique génocidaire, qui consiste à tuer les Tutsi partout où ils sont et tous ceux que les FDLR assimilent à eux.

Bon nombre de rapports font état d’actes qualifié de barbarie, d’assauts sexuels, d’esclavage sexuel, de harcèlement des populations et de massacres.

Des assauts sexuels

Les viols et violences sexuelles sont utilisés comme des moyens de guerre dans le Sud-Kivu. Ils visent des femmes dans la grande majorité des cas, mais aussi viols de bébés, de personnes âgées et d’hommes – violés, voire émasculés. Ces actes sont souvent accompagnés de cruautés en tout genre (mutilations, tortures…).

Les viols sont commis devant la famille, voire même devant toute la communauté. Pour bien faire comprendre aux lecteurs le type d’horreurs qui peuvent être commises, citons juste quelques exemples: un père qui doit violer sa fille, puis la tuer, un garçon qui doit violer sa mère… Les FDLR repartent dans la forêt avec leurs victimes pour en faire des esclaves sexuelles[4].

Dans la région minière de Walikale (Sud Kivu), plus de 500 femmes et enfants ont été violés par les FDLR, malgré la présence des forces onusiennes, mandatées pour protéger les civils.

Les victimes témoignent : la nuit, dans le village de Luvungi, blotti dans la forêt équatoriale, plus de 350 miliciens FDLR  surgissent, les coups pleuvent, les agresseurs plongent leurs mains dans les parties génitales des femmes, soi-disant à la recherche d’or. Les quelque 300 femmes présentes, âgées de 13 à 80 ans, sont systématiquement violées par chaque membre du peloton. La plus vieille, une dame de 80 ans, est en plus blessée par machette. Les agresseurs quittent les cases en pillant tout ce qu’ils peuvent et occupent Luvungi d’où ils poursuivent, sans être inquiétés[5].

En mai 2011 les FDLR ont attaqué de nombreux villages en territoire de Masisi, tuant six civils, violant deux femmes et enlevant au moins 48 personnes dont le sort demeure inconnu. A Bwale, au Sud-Kivu, en janvier et février 2011 au moins 65 femmes et filles ont été violées par des combattants FDLR lors de quatre attaques[6].

Les membres des familles des victimes ont récupéré leurs corps et les ont enterrés chez eux à Kalonge, ont précisé les témoins[7].

Des massacres

Des victimes témoignent dans la province du Sud-Kivu ; « Ces rebelles nous ont dépouillé de tous nos biens avant de tuer 11 personnes, l’un après l’autre », a dit un des rescapés, parlant en Kinyarwanda. « Nous étions environs 15 personnes quand on se rendait au marché de Bitara pour vendre nos marchandises » a-t-il ajouté .

Partout où les FDLR sévissent, elles laissent derrière elles plusieurs morts et des blessés et prennent des otages. Afin d’échapper aux massacres et aux viols, les populations fuient vers des centres plus sécurisés. Ce fut le cas lorsque les FDLR ont attaqué le village de Tchambucha, les populations ont fui vers Walikalé-centre, Itebero et Karete alors que d’autres avaient  pris la direction du Sud-Kivu[8]. Le même scenario s’est répété dans la localité Kashumo où onze civils ont été tués FDLR dans la province du Sud-Kivu[9].

Enlèvements de populations civiles

En effet, les enlèvements sont fréquents dans cette région. Ainsi par exemple, dix huit personnes dont quatre femmes et cinq enfants ont été enlevées dans leurs champs situés dans les forêts périphériques de Byonga dans le territoire de Mwenga par FDLR. Ces personnes étaient allées récolter du manioc dans leurs champs lorsqu’elles ont été ont prises en otage par les FDLR. Cet provoque une psychose d’attaque des FDLR surtout que les attaques sont précédées par des tracts annonçant cette attaque.

Une attaque des FDLR sur le village de Chaminunu dans le territoire de Kalehe avait fait cinq morts, selon le chef de poste d’encadrement administratif de Kalonge. L’information avait aussi été confirmée par les défenseurs des droits de l’Homme de ce territoire. Parmi les victimes, on comptait une femme et un enfant.

L’acte d’accusation de deux chefs des FDLR Ignace Murwanashyaka, et Straton Musoni illustre bien les “atrocités” commises par les FDLR dans l’est de la RDC[10]. Les deux accusés doivent répondre de leurs actes, devant la justice allemande ; meurtres, viols, pillages, incendies, recrutement d’enfants-soldats, prises d’otages. Il s’agit en tout, 26 chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et 39 de crimes de guerre, commis par les FDLR entre 2008 et 2009 dans l’est de la RDC.

Personne, sauf certains lobbies négationnistes ne voudrait considérer les FDLR comme un parti politique propre. Comme on l’a montré en haut, les FDLR agissent selon une logique génocidaire, ce sont des vecteurs de l’idéologie génocidaire dans la région.

Il serait naïf de faire une sorte d’équilibrisme entre les FDLR et d’autres mouvements rebelles, qui, bien qu’ils soient inconstitutionnels n’ont pas commis de génocide.

Combattre et neutraliser les FDLR c’est prévenir le génocide dans la région.


[1] Attaque de l’école secondaire de Nyange le 13 Mars 1997 et l’école secondaire de Muramba dont la vielle Directrice d’origine belge.

[2] Attaque d’un autobus de la Bralirwa qui a fait 34 victimes, le 22 Juin 1998 attaque contre un bus sur la route de Kivumu faisant 40 morts.

[3] Attaque du camp de transit de Nkamira le 17 Juin 1998 faisant 51 morts ; attaque du camp de réfugié de Mudende le 22 Juin 1998 ayant fait 148 victimes.

[4] Olivier Duhayon, membre du Groupe Afrique centrale de Justice et Paix, Juin 2008, République Démocratique du Congo : les viols et violences sexuelles sont-ils utilisés comme tactique de guerre dans le Sud-Kivu ?

[6] HRW, World Report, République démocratique du Congo, 2011.

[7] Xinhua, RDC, 11 civils tués par les rebelles des FDLR dans la province du Sud-Kivu, 2012-08-12

[8] La voix de l’Amérique,  Les FDLR sévissent de nouveau dans le Nord-Kivu.

[9] Xinhua, RDC/Rwanda: 11 civils tués par les rebelles des FDLR au Sud-Kivu
AfriSCOOP (http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?breve12766)

[10] Des mesures restrictives avaient été également prises contre les deux chefs des FDLR ainsi que le chef militaire, Voir  Review Council Common Position 2008/369/CFSP, 15 Août 2008.

One thought on “L’idéologie des FDLR c’est la continuation du génocide

  1. Nubwo amadini yose atabyemera kimwe, ariko amwe muriyo (cyane cyane Kiliziya Gatolika) asengera abantu barangije urugendo rwabo hano ku isi, bitahiye kwa Jambo bamwe bavuga ko bitabye Imana, abandi bati ntiwamenya uwo bitabye. Ibyo tutabitinzeho, ibyo aribyo byose, guherekeza umuntu wapfuye – wamuherekesha indilimbo, amalira n akababaro, misa, ubuhamya bwizani umuco mwiza – ni ngombwa guha uwo muntu watashye icyubahiro.

    Ariko rero, habayeho uburyo bwo gufasha uwo muntu ngo adapfa nibyo byiza. Noneho misa namasengesho amadini akabisomera abantu bazima. Uko bigaragara muri yi minsi, hari abantu bamwe bazamuye amajwi ngo leta y u Rwanda ishyikirane n abicanyi ba FDLR niba abantu bamwe batabona ko bikuye umutima, byaba nka wawundi wagize ati jye burya n intare ntijya inkura umutima, abandi bati nuko ntawe ugira.

    Abantu nka bariya bicanyi basabira gushyikirana n u Rwanda barimburiye abantu batagira umubare mu nsengero na kiliziya – abanyamadini bakabimenye kurusha abandi bose. Buri mwaka mu gihe cyo kwibuka, misa zirasomwa. Ntiharashira icyumweru, hari misa nkiyo nari ndimo hari n indi turimo dutegura muri paruwasi ya Saint James, Port-Elizabeth mu mpera z uku kwezi, dusoza iriya minsi 100 tumara y icyunamo. Ngo ifarashi igwa mu cyobo rimwe, ntigwamo kabiri.

    Mpamya ko biri mu nshingano z amadini kwamagana umuntu wese washaka guhungabanya umukumbi baragiye. Kandi amadini amwe yarabyerekanye muri cya gihe cya Mapping Report, Steve Hege reports.Baranditse, kandi abayoboke benshi barabishimye cyane. Ibibera muri Goma na Bukavu byo kujonjora, gufunga no kwica abantu kubera ko bavuga ikinyarwanda cg ari abatutsi benshi turabisoma. Kandi bibera mu migi (no mu gihugu ) ifite insengero ziruta utubari turi muri Kigali. Ibi binyibutsa ubuhamya bw abantu bapfiraga inyuma y insengero na Kiliziya abantu barimo imbere bahimbaza, babyinaukumva umuntu baramwishe aragonze inyuma y urusengero ababyina n abaririmba imbere mu nzu y Imana ahubwo noneho bakarushaho kubyina kakahava ( si ugusebanya, uwashaka urugero narumuha ahubwo nitonze namuha n italiki). Uko ibinyamakuru byo hanze bibisobanura, abakora biriya muri Bukavu na Goma n ahandi muri DRC ni FDLR, ari nabyo yasize ikoze mu Rwanda. Ngo iyo umuturanyi yarwaye ibinyoro. Kugirango amadini yo mu Rwanda akumire iriya ndwara, ni ukwamagana umuntu wese washaka kugarura bariya bicanyi batihannye, bagifite umugambi w ubwicanyi no kwamagana umuntu wese washaka kubaha agaciro badafite. None se twahora dusoma misa y abantu bishwe tubireba, bateguriwe kwica tubireba? Twabasengeye se ari bazima?!! Sinigisha, kandi simpana ndahanura.

    C.H

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s