Des soldats Sud-africains de la Monusco accusés de meurtre et de viols en RD Congo

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Par Wyndham Hartley

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport faisant état de 93 affaires contre des soldats sud-africains  ayant servi au cours de la mission de paix en République Démocratique du Congo(RDC), a déclaré mercredi la ministre Sud-africaine de la Défense et des Anciens Combattants, Nosiviwe Mapisa-Nqakula.  Les charges comprennent des faits allant de l’assassinat à l’ivresse, mais sont, pour la plupart, liées à des faits de violences sexuelles et de prostitution, tout comme des allégations de vols sur des prostituées.

La ministre –  répondant à une question parlementaire posée par M. David Maynier, porte-parole chargé de la Défense Nationale pour le parti d’opposition, l’Alliance démocratique  –  a déclaré que : « le rapport de l’ONU fait état d’infractions pénales et / ou disciplinaires ».  La police militaire de  l’ONU et son Bureau des services de contrôle interne (OIOS) ont enquêté sur ces faits.

Si, d’après les déclarations de Mme Mapisa-Nqakula , la mission de l’ONU au Soudan ( MINUAD)  n’avait pas présenté d’affaires pénales ou disciplinaires contre des soldats sud-africains,  à l’inverse,  dans un communiqué séparé, le Ministère de la Défense a confirmé qu’: « il y avait 93 cas impliquant des soldats de la Force Armée Sud-Africaine (SANDF) ayant servi sous la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo) ».

«Le rapport de l’ONU, énumère chacun des 93 délits, ainsi que les détails sur la nature de l’infraction présumée, le résultat d’une enquête, la sanction infligée par les tribunaux militaires et le statut des soldats de la SANDF contre qui les charges d’infraction ont été portées. »

Mais pour le moment, dans la plupart de ces affaires, aucune preuve n’a encore pu être apportée à l’appui de ces délits.  Les incidents allégués se seraient produits entre 2003 et 2011. Et un soldat sud-africain a été reconnu coupable d’assassinat et a été condamné à 24 ans de prison.
«À ce jour, ceux dont les enquêtes ont été clôturés, et une condamnation fixée dans les cas de mauvaise conduite sexuelle, ont tous les quatre été renvoyés de la SANDF. », a déclaré la ministre de la Défense Sud-africaine.

La déclaration de la ministre continue en affirmant que les mauvaises conduites ont été traitées dans le strict respect de la loi et souligne qu’il n’y avait pas de place pour la criminalité dans la SANDF.

Pour l’opposition, via M. Maynier, la réponse de la ministre à la question parlementaire est consternante !

« Ce qui est le plus choquant sur les 93 affaires, est qu’au moins 23 concernent le viol, l’exploitation sexuelle, les abus sexuels et d’agression des femmes. Ceux-ci comprennent […] des allégations de molestation sexuelle ; le viol et l’assassinat d’une jeune fille burundaise ; les abus et l’exploitation sexuelle ; ainsi que l’inconduite. »

«Il est totalement inacceptable pour des membres de la SANDF, qui sont censés être une force militaire disciplinée,  de commencer à refléter le comportement des FARDC et des groupes rebelles en RDC», a déclaré M. Maynier.

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